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Seuil aérobie vs. seuil anaérobie

Dernière mise à jour : 26 mars 2023

Ton corps a besoin d'un apport continu en énergie pour effectuer toutes les activités et fonctions quotidiennes !


Bien qu'il existe des fortes différences entre les exercices d'aérobie et d'anaérobie, les deux types sont importants pour ta santé. EazyPace va essayer ici de t'expliquer les choses simplement.


Quelle est la différence entre l'anaérobie et l'aérobie ?


Comme tu le sais déjà, ton corps a besoin d'un apport continu en énergie pour effectuer toutes les activités et fonctions quotidiennes, ce qu'il fait en transformant les aliments en énergie. L'énergie provenant des aliments qui n'est pas immédiatement utilisée est stockée dans ton corps, par exemple sous forme de graisse ou de glycogène.


Ton corps utilise différents processus pour libérer de l'énergie et s'adapter aux besoins énergétiques de différentes situations, que ce soit lire un livre, marcher ou faire un triathlon. Certains des processus sont dits « d'aérobie », où « aer » fait référence à l'utilisation de l'oxygène dans le processus de génération d'énergie pour les muscles. D'autres processus sont dits « d'anaérobie » et ne nécessitent pas d'oxygène pour libérer de l'énergie. En fonction de la durée et de l'intensité d'un type d'activité physique quelconque, ton corps a besoin de générer de l'énergie de la manière la plus efficace, et les processus d'aérobie et d'anaérobie sont souvent complémentaires, le second venant en aide au premier.


À faible intensité, le système aérobie suffit complètement à fournir l'énergie nécessaire à l'activité musculaire.

Ainsi à partir d'une certaine intensité de travail cardio-vasculaire, l'oxygène apporté par le sang ne suffit plus à brûler le carburant nécessaire au mouvement. La production d'énergie commence à se faire en l'absence de ce gaz précieux.


Le "système anaérobie" vient en aide au "système aérobie".


De cette combustion imparfaite résulte l'accumulation d'un déchet qui encrasse le muscle: c'est le fameux acide lactique.


La production de cette substance débute très progressivement alors même que la consommation d'oxygène continue d'augmenter. Cette étape clé du fonctionnement de l'organisme à l'effort n'a pas encore livré tous ses secrets et le débat se poursuit justifiant quelques variantes de terminologie.


À faible intensité, le système aérobie suffit complètement à fournir l'énergie nécessaire à l'activité musculaire. L'acide lactique reste ainsi à son taux de base dans le sang, à environ 1 unité par litre. À l'approche du "seuil aérobie", on assiste à l'arrivée d'acide lactique dans le sang. Sa concentration monte à 2 unités par litre de sang. Certains physiologistes parlent, à ce moment la, de "seuil d'apparition de l'acide lactique". À cet instant, le peu d'acide lactique produit passe dans le sang et est consommé par des masses musculaires un peu moins surmenées. Cependant, cette situation est très précaire et à la moindre accélération de l'effort physique, on constate une augmentation importante du taux d'acide lactique. Certains scientifiques utilisent le terme de "seuil d'accumulation lactique". Ce dernier atteint 4 unités par litre de sang puis explose de façon vertigineuse.


C'est le fameux "seuil anaérobie".


Ce passage progressif de témoin entre les différents systèmes de production d'énergie se fait peu à peu, dans les limites d'intensité appelées « zone transitionnelle ».


Ce graphique te permet de mieux comprendre de quoi on parle :

Tous ces analyses ont été faites lors de tests au cours desquels l'athlète accélère progressivement. Dans la réalité lorsque tu essaies de maintenir une vitesse constante, les phénomènes physiologiques sont quelques peu différents.


En travaillant à une intensité inférieure au "seuil anaérobie - 4 unités d'acide lactique", la production de déchets dépasse les capacités de recyclage. En poursuivant l'effort, l'acide lactique accroit sa concentration sanguine et ne tarde pas à dépasser les 4 unités. Le "seuil lactique" au sens propre se situe au milieu de la zone transitionnelle. il correspond à la vitesse maximum permettant de conserver constante la concentration d'acide lactique dans le sang. Cette intensité clé porte également le nom de "puissance critique".


Dans la pratique, voila ce que tu dois retenir :

  • "L'endurance fondamentale" se situe légèrement sous le « seuil aérobie »;

  • "L'endurance active" se situe au voisinage du "seuil aérobie", tout au début de la "zone transitionnelle";

  • La "résistance douce" se situe au "seuil lactique", en plein cœur de la "zone transitionnelle", à mi-chemin entre le "seuil aérobie" et le "seuil anaérobie";

  • La "résistance dure" se situe juste au-dessus du "seuil", en fin de zone transitionnelle, au niveau du "seuil anaérobie";

  • La "V02 max" se situe au voisinage de la fréquence cardiaque maximum, nettement au-dessus du "seuil anaérobie".

Et voici des exemples d'exercices d'aérobie et d'anaérobie :

  • Exercices d'aérobie : marche rapide, promenade à vélo, footing en endurance fondamentale ;

  • Exercices d'anaérobie : sprint, haltérophilie, exercices avec bande de résistance et exercices de musculation (ex. pompes, tractions, squats, fentes)

Maintenant que tu connais un peu mieux ton corps tu comprends désormais ce qu'il se passe quand tu fais une séance en endurance fondamentale ou quand tu pars sur "une séance au seuil".


L'objectif, pour gagner en vitesse et tenir cette vitesse sans se cramer, c'est de travailler dur à l'entrainement justement pour élever ce seuil au profit de ta performance.



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